La prunelle de mes yeux.

Il était peut-être deux heures du matin, ou peut-être plus, mes souvenirs sont flous. J'était allongée sur mon lit regardant mon plafond vide, aussi vide que tes pensées. J'ai presque crue entendre ta voix posée sur moi. Les gouttes de sueurs se sont mises à coulées sur mes joues. Je ne regardais donc pas le plafond vide, j'essayais juste de me débattre d'un cauchemars. Cela faisait quelques mois déjà, je pensait être guérie. Mes yeux vides pourtant si rouges se sont mis à pleurer en une fraction de seconde. J'avais fait la promesse que cette douleur ne se reproduirait pas une nouvelle fois .. Il ne s'agit pas d'une douleur physique, encore moins mentale. Une douleur ignorante, enfouie nulle part, et personne ne sera autorisé à fouiller pour la trouver. J'ai essayer de trouver les réponses à ce cauchemars pour en conclure que je suis retombée. Retombée dans ce cercle vicieux qui se joue de moi et de toi. Je n'ai plus les mots pour ne pas pleurer, pour ne pas crier, pour ne pas retomber. Il était bien trop tard. Le souffle amer de l'hiver se profilait dans mes veines comme mon sang habituellement. J'ai une boule dans mon ventre, dans mon coeur. C'est comme quand l'annonce de ton prénom se propage comme une balle de 9mm lâchée de plein fouet qui traverse mon corps, mon c½ur et qui ne ressortirais donc jamais. Pourquoi la naïveté est-elle aussi présente dans une vie ? Une lourde cicatrice ne peut donc jamais vraiment se refermée ? J'ai été stupide de croire qu'elle le pouvait et que j'aurai pu regarder le ciel en te voyant au loin tout en étant forte. J'y ai crue un peu, beaucoup et certainement trop. J'ai crue avoir la force de me battre pour toi et ton sourire, comme tu l'aurais si bien fait à ma place. Mais je suis faible. Tu le sais le premier que lorsque je suis à terre il me faut des mois pour prendre ta main et me relever. Tu le sais comme moi que je baisse les bras à chaque fois que les larmes sont à même de tombées. Je ne suis pas le guerrier qui était toi. Toi tu aurais fait preuve de courage, de force, de volonté et plus encore. Je sais pertinemment que je ne me trompe pas. L'exemple de tes derniers mois vécus sont les plus forts. Comme cette fois où avec ton courage tu était venu me dire les sentiments que ton c½ur éprouvait envers le mien et que mon c½ur à moi ne te la pas rendu. Comme cette fois où la mort à touchée un et puis deux décès dans notre entourage. Ce n'est pas moi qui avait sue être forte, c'est toi qui te battait pour nous deux. Comme cette fois où je t'ai vue pour la dernière fois, souriant et vagabondant dans les rues sombres. Comme trop de choses. Tu as battu l'amour, la déception, la distance, la peur, la colère, la maladie, la souffrance et puis la mort. Tu t'est battu tel un guerrier, oui c'est cela un guerrier. Comme si tu avais le c½ur qui ne pouvais pas lâcher. Tu restais debout, tu prenais les coups, achevait tes adversaires et souriait de ta force inimaginable. Et puis après tu me serrais dans tes bras jusqu'à l'étouffement pour me prouver que tu étais là et que chaque épisodes tu t'en sortais. Jusqu'au dernier évidemment. Je ne reviendrai pas sur ce dernier épisode, qui est le pire de ma vie, l'auteur de tout mes cauchemars et de mes peurs. Faiblesse quand tu nous tient. Un an après cet épisode me voilà en train de parler de toi au passé et de parler de moi seule au présent. Je ne me remet toujours pas de jour, de cette heure et de ce moment. Ta main n'est pas là pour essayer de prendre la mienne et de me monter plus loin et plus forte encore. La cicatrice de toi est toujours ouverte et le sera définitivement. Ta promesse de me protéger jusqu'à la fin tient toujours à ce que je peux en conclure, je suis toujours là sans toi .
Tu as beau être la prunelle de mes yeux, le sang qui coule dans mes veines, les battements de mon c½ur et ma vie, je vis toujours pour toi Florian.
Tu es mort au combat n'est-pas..


Avec tout mon amour & tout mes souvenirs.
Je t'aime.
M.L
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# Posté le jeudi 05 mars 2009 16:02

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Il m'a fallue entendre les premières notes de cette mélodie, pour savoir que c'était elle, cette histoire racontée en chanson qui m'a tant fait pleuré quand tu es partis. Tu as pris ton chemin, un long chemin en passant par les prairies, les champs, les montages & ces cieux pour finir dans le ciel, ta nouvelle maison. Ici la vie continue, perd son fil sans ta présence, comme une histoire qui dégénere de jours en jours. C'est surement seulement aujourd'hui, 25 Novembre à 18h39, que je réalise que ton chemin s'est séparé du mien. Pour ne plus jamais revenir, pour ne plus jamais se retrouver. Depuis le 7 Avril 2007, je marche sur tes pas, je parle pour toi, je pense pour toi, je crie et pleure pour toi, je vie pour toi. Je suis ta route, ta longue route. Puis un jour tu sera au bout, et tu m'attendra, comme la fin d'une belle histoire. Tu me prenderas la main, et tu me raconteras tout ton voyage. Je me perderai à nouveau dans tes yeux, comme avant. On ne se lachera plus jamais la main, les doigts resterons les miens dans les tiens. Comme une promesse qu'on avait fait dans le temps.
On était comme des gamins, on se disait meilleur ami pour la vie, et c'est tout ce qui comptait pour nous. Malgré ta petite taille tu te disait être mon grand frêre et me défendrai jusqu'au bout. Et moi je me disait être ta petite soeur qui serait toujours là, qui te tiendrai toujours la main. On traversait la route ensemble, on regardait le ciel ensemble, puis les étoiles. On se disait cap de ne jamais se séparer durant cette vie, notre vie. En réalitée, on était pas si gamins que ça, mais la naivetée de nos promesses était tout de même présente. On traversait toujours la même route main dans la main, regardant toujours les étoiles et le ciel. On grandissait ensemble, même si l'enfance était déjà bien lointaine. Cétait mieux que cette route, mieux que se ciel si beau, que ses paysages qu'on construisait à deux, mieux que tout, quand c'était toi & moi réunis. Nos promesses étaient devenues notre principal but dans la vie. Mais c'est bien connu, les belles hsitoires, ce n'est que dans les livres et pas ailleurs. On l'a vécue cette veritée, mais cette fois séparement. Depuis le jour de ta disparition c'est la fin, comme un point à la fin d'une phrase. Il à suffit cette fois, d'un seul mot pour comprendre la veritée et faire basculer cette vie, qui était la notre. S'écrouler, pleurer, crier, pleurer encore, s'écrouler toujours, s"écrouler pour encore pleurer tout ce qu'on avait au fond. C'est ainsi que nos promesses se sont arreter et ne compterons plus ? Continuer le chemin sans toi, sans ta présence qui était devenue tout pour moi ? Je ne sais toujours pas comment.. Pourtant ta force de grand frère m'avais appris quelques moirs avant ton départ, qu'il fallais se battre, qu'il fallait toujours rester debout et de ne jamais s'arreter. Marcher, courir, trancer son chemin, essuyer ses larmes, ne s'occuper que de ses rêves. Ta force et ta détérmination m'ont tout appris, tout donner. C'est pour cela qu'aujourd'hui, je marche pour toi, j'avance comme toi, je le fait pour nos promesses, pour tout l'amour que je te porte jusqu'au bout. Je suis cap, Florian, je suis cap de te retrouver et de recommencer une nouvelle histoire avec toi, avec eux, avec elle. On recommencera à dessiner des paysages, écires nos lignes, jouer notre mélodie. La vie qu'on s'était promise en fait. Ce jour arrivera, ce jour sera le plus beau. En attendant, tu as fini ta route et je continue la mienne. Audrey est avec moi tu sais. Et elle pense comme moi, que tu es toujours aussi parfait la haut, mais qu'une place vide s'est faite ici sans toi.
Alors c'est ici, maintenant, qu'on se quitte vraiment, que j'arrète d'écrire dans le vent, car je ne suis plus naive et je sais que tu ne peux me lire. Cependant je continuerai à lever les yeux et penser à toi aussi fort que possible. De me dire que tes beaux yeux nous reviendrons un jour, et que ce jour plus rien ne nous séparera. Un meilleur ami c'est pour la vie, parole de gamins.
Je t'aime.


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# Posté le mardi 25 novembre 2008 13:32